LE CURÉ DE PARTHENAY-LE-VIEUX
Un meunier passant une nuit devant l'église de Parthenay-le-Vieux, son mulet fait un écart et laisse tomber sa charge. Une fois à terre, les pochées ne se laissent plus relever, il semble qu'une force surnaturelle les cloue au sol. Le chasseron, sûr de ses bras, voit bien qu'il y a là quelque diablerie ; il tourne ses yeux vers l'église, en faisant le signe de la croix.
A son grand étonnement, le sanctuaire resplendit de lumière, malgré l'heure avancée. Il entre, un prêtre en costume d'officiant, seul au pied de l'autel, semble attendre quelqu'un pour lui servir la messe. Notre homme se souvient qu'il a été jadis enfant de choeur, il s'offre et le sacrifice commence.
La messe dite, le meunier apprend. non sans effroi, que son curé n'a ni chair, ni os. C'est une âme qui sort du purgatoire et va maintenant au Ciel, où elle lui gardera une place. Le curé était mort devant une messe, et le bon Dieu l'avait condamné à venir toutes les nuits au pied de l'autel jusqu'à ce qu'un homme complaisant s'offrît à lui servir de sacristain. Il y avait bien longtemps que cela durait sans que personne se fût jamais présenté. Le Ciel, en envoyant un avertissement à un passant charitable, avait eu enfin pitié du pauvre prêtre. Puis l'âme s'envola au Ciel après avoir dit au meunier que le charme qui retenait ses pochées était détruit, et que désormais il pourrait les recharger sans peine (Raconté par Louis Grolleau en 1869).
Par Ninie, Jeudi 31 Mai 2007 à 12:05 GMT+2 dans Contes & Légendes (article, RSS)





